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Des chiens et des robots

photographie de Laurent B

DES CHIENS ET DES ROBOTS

Bien campés sur leurs six pattes mécaniques, les droïdes Scorpions crachaient leurs projectiles. Ils ne cessèrent de tirer que lorsque le dernier transport de troupes de la rébellion abandonna le champ de bataille. Le véhicule disparut au coin de l’immeuble ravagé d’une grande banque. Insensibles aux râles des mourants alentour, les robots-tueurs se mirent à reculer parmi les gravats, suivant une chorégraphie parfaite. Dans les bunkers derrière eux, les opérateurs venaient de donner l’ordre de repli depuis leur console. Contrainte à une posture défensive par manque d’hommes, l’armée préservait ses automates de combat.

Caché avec une douzaine de rebelles survivants, Kevin risqua un œil, au-dessus du comptoir de la supérette dévastée. Accompagné du vrombissement d’insecte de son moteur thermique, le dernier Scorpion disparut derrière les ruines du centre des impôts. L’ex-bâtiment administratif ne faisait plus que quelques mètres de hauteur, comme toutes les autres constructions de la ligne de front. Faisant signe à ses hommes de le suivre, Kevin traversa les rayons, vides depuis longtemps, et vérifia que la rue était libre. Les carcasses de voitures, toutes perforées d’orifices de calibres divers, jonchaient le goudron. Les combattants, qui en treillis, qui en civil, slalomèrent, courbés en deux. Les hommes avaient en point de mire la chevelure blonde de leur chef. Kevin leva son regard bleu vers les bourdonnements dans le ciel. Les frappes des avions de chasse étaient inefficaces dans cette partie de la ville, transformée en labyrinthe en trois dimensions. Mais les drones d’observation de l’armée, avec leurs capteurs optiques et thermiques, pouvaient voir à des kilomètres et provoquer le retour des Scorpions. Derrière la silhouette longiligne de Kevin, les combattants quittaient ce champ de ruines, où tant des leurs venaient de tomber.

***

Une heure plus tard, Kevin et les huit autres chefs de section survivants se trouvaient dans l’hôtel de ville désaffecté. L’édifice n’avait plus une vitre, comme toutes les constructions du secteur. Dans l’ancienne salle des mariages, reconvertie en état-major, les insurgés subissaient la colère de leur commandant. Le volumineux poing de Omar s’abattit sur son bureau, faisant tressauter cartes et documents, et tressaillir tous les hommes présents. Debout en demi-cercle, ils rentrèrent la tête dans les épaules, se forçant à contempler leurs chaussures, encore couvertes de la poussière du champ de bataille. Ils s’apprêtaient à essuyer la tempête ; chacun priait pour ne pas être la cible de leur chef.

– Vous êtes tous des nuls, des incapables ! tonnait Omar de sa voix de stentor. Pourquoi n’êtes vous pas foutus de prendre ces maudits bunkers ? Trois assauts, trois échecs, bravo ! Je dois vous coller tous contre un mur et vous faire fusiller, c’est ça, bande d’imbéciles ?

Il croisa ses bras et toisa ses hommes. De grosses veines lui battaient les tempes. Il se mit à déambuler devant les chefs de section, les sourcils froncés. Comme aucun n’osa relever la tête, il poursuivit :

– Tant que nous ne capturons pas ces casemates, le régime peut continuer à approvisionner toute la région. Est-ce que ça au moins, c’est bien rentré dans vos petites têtes ?

Devant ses subordonnés tétanisés, il se campa près de la carte punaisée au mur, et, de son doigt épais, tapota la position des bunkers en question. Il reprit, du ton las du professeur qui parle à des cancres :

– Je vous explique pour la quatrième fois, bande d’abrutis. » Chacun posa un regard mal assuré sur le plan. Certain d’avoir leur attention, Omar poursuivit : « Leur corridor logistique est, ici, juste derrière. Tout passe par là : les munitions, la nourriture, le carburant, les renforts… tout ! Et ils savent qu’il n’y a qu’ici qu’on peut les attaquer, à l’abri de leur saloperie d’aviation. C’est pour ça qu’ils se défendent aussi bien et qu’ils ne se risquent pas à lancer un assaut. On gagne cette position et c’est le cours de la guerre qui bascule. Est-ce que cette fois, ça vous paraît clair ? Tas de crétins !

Parmi les rebelles présents, un seul leva la tête et regarda le Commandant dans les yeux. En dehors du chef, Kevin était le seul à avoir une formation militaire. Son passage dans l’armée, avant sa désertion, lui avait valu le titre d’adjoint, en plus de celui de chef de section. Même si Omar commandait sans partage. Kevin toussa pour s’éclaircir la voix :

– Chef, c’est pas nous le problème, c’est les Scorpions !

Tous les autres chefs de section levèrent la tête et opinèrent avec énergie. Encouragé par ce soutien, Kevin poursuivit :

– Je sais qu’on a beaucoup de volontaires prêts à sacrifier leur vie pour la cause. Mais avec ces droïdes-là, nos tactiques ne fonctionnent pas. Même les commandos-suicides y arrivent pas. Ils sont pas assez rapides et pas assez nombreux pour parvenir au contact des Scorpions et déclencher leurs charges.

– Et alors ? demanda Omar, son regard rivé dans celui de Kevin. C’est quoi la solution ? Faire la liste des moins courageux d’entre vous et les abattre comme des chiens ? Moi, ça me gêne pas… À la réflexion, ça peut même marcher…

Un lourd silence s’établit dans le bureau. Le champ de bataille était encore parsemé des restes de trois kamikazes « désignés volontaires » par le commandant pour avoir manqué de courage lors de l’assaut précédent. Les mitrailleuses des droïdes avaient fait détonner leurs gilets explosifs avant qu’ils n’arrivent à vingt mètres des robots. Après avoir avalé avec peine sa salive, un des hommes osa prendre la parole d’une voix adolescente :

– Commandant, les chiens, c’est peut-être ça la solution.

Le silence glacial se rétablit. Tous les rebelles debout attendaient de voir comment l’idée allait être accueillie. Après un long soupir, Omar eut un geste las et demanda :

– Explique-toi, Nelson. Au point où on en est…

Encouragé par ces mots, le chef de section poursuivit :

– Si on dressait des chiens à aller sous les Scorpions, ça pourrait peut-être marcher. Avec le droïde qu’on a capturé y’a moyen d’entraîner des clébards. Il peut plus tirer, mais il peut toujours bouger. On fout de la nourriture sous le robot et on habitue les clebs à aller la chercher. Quand y sont prêts, on les affame et le jour de l’assaut, on les piège avec des harnais d’explosifs et on les lâche dès que les Scorpions sortent. Contre une meute de clébards rapides et agiles, les droïdes pourront pas les flinguer tous.

La main sur la mâchoire, les yeux dans le vague, Omar jaugeait l’idée. Soudain, l’expression de son regard changea. D’un mouvement de menton vers Kevin, il demanda :

– Au fait toi, t’as bossé avec des chiens… avant.

– Oui, Chef, mais pas comme ça ! lui répondit sèchement l’ancien militaire, ce qui fit à nouveau rentrer les têtes dans les épaules.

– Ça, je m’en contrefous. Combien de temps tu penses que ça prendra de les entraîner ?

Dans la salle des mariages, un long silence plana, que seul perturbait un ronronnement venu du dehors. Celui du groupe électrogène qui alimentait l’hôpital de fortune au sous-sol.

– Un minimum de trois semaines, lui répondit son adjoint, à regret.

Kevin sentit une vague nauséeuse remonter en lui, tant il éprouvait du dégoût face à sa propre lâcheté. Après une dizaine de secondes de réflexion, Omar prit une longue inspiration et annonça :

– Bien, on fait comme ça. Et pour contrer les brouilleurs des droïdes, on va fabriquer ça « à l’ancienne », sans électronique, avec un allumeur à bascule. Dès que le chien passe sous le Scorpion, la tige du mécanisme s’incline et « Boum » ! Profitez de ces trois semaines pour reconstituer vos unités, les préparer. D’ici là, les nouvelles recrues auront été intégrées aux sections. Et toi, Kevin, tu es responsable du dressage. Et ne lésine pas. Les chiens errants et les explosifs c’est à peu près le seul truc que ces vautours de l’aviation nous laissent en ressources illimitées. Allez, tout le monde dehors !

Alors que tous sortaient de la pièce, soulagés de savoir qu’un répit de trois semaines les séparait du prochain assaut, Kevin sentait un poids invisible s’installer sur ses épaules. Dans le couloir, il rattrapa Nelson :

– Comment tu as pu avoir cette idée ? lui jeta-t-il, se retenant de le traiter d’imbécile.

– Bah j’ai vu ça dans un jeu vidéo. C’est génial, hein ?

Tout heureux que sa proposition ait été reprise par le chef, Nelson ne remarqua même pas le regard haineux de Kevin. Une fois dehors, ce dernier donna ses ordres d’un ton sec : il fit déplacer le Scorpion capturé dans le parking couvert et grillagé de l’hypermarché. Et il demanda que soient attrapés autant de chiens errants que possible.

***

Les jours suivants furent consacrés à sélectionner des animaux assez forts pour courir avec au moins huit kilos sur le dos. Ce ne fut pas difficile, car la guerre avait déjà opéré son tri. Kevin les fit enfermer dans de grandes cages, sur le parking, à proximité du Scorpion. Pendant les quarante-huit heures suivant leur capture, les chiens n’eurent droit qu’à de l’eau. Sur la zone goudronnée, grâce à une télécommande de fortune, un rebelle faisait se promener le droïde dans le nuage de fumée que dégageait sa tuyère d’échappement. L’approvisionnement en hydrocarbures des insurgés était erratique. Heureusement, le robot avait un moteur rustique, peu regardant sur la qualité du carburant. Les bêtes s’étaient tout d’abord tassées dans le fond de leurs cages. Ensuite, après avoir compris que le monstre de métal ne viendrait pas leur faire de mal, elles l’avaient menacé de leurs aboiements, pour, enfin, tomber dans une relative indifférence, renforcée par la faim.

La première fois qu’ils furent libérés de leurs enclos, les chiens coururent tout d’abord le long du grillage afin de trouver un moyen de s’échapper. Lorsqu’ils réalisèrent que c’était impossible, ils se regroupèrent à l’opposé de la machine. Rapidement, les museaux se levèrent et les truffes perçurent l’odeur de la chair saignante. Les plus courageux s’approchèrent du droïde inerte, reniflèrent, tournèrent autour. Un grand chien beige, avec une queue à moitié sectionnée, se risqua sous la carcasse de métal, arracha un lambeau de viande puis partit avec. Ce fut le signal de la curée… et l’occasion d’établir la hiérarchie dans la meute.

L’expérience fut renouvelée par petits groupes. Très vite, les chiens n’eurent plus d’appréhension et couraient sous le droïde chercher leur pitance, sitôt lâchés. Il était temps de passer à l’étape suivante avec le Scorpion en marche. Tout d’abord avec le moteur en route mais immobile ; puis en déplacement. Là encore, la faim vainquit la réticence des premiers instants. La grande majorité des bêtes, dix jours après leur capture, savaient se glisser sous le robot pour y prendre le morceau de viande accroché.

Kevin avait supervisé tous les entraînements. La tête posée sur ses avant-bras, il observait les animaux en silence, à travers le grillage sur lequel il s’appuyait. Son regard était étrange. Malgré ses efforts pour maintenir ses souvenirs à distance, tous les chiens de sa jeunesse, avec lesquels il avait joué, grandi puis travaillé comme vigile, se rappelaient à sa mémoire. Pas une seule nuit ne se passait sans qu’il ne rêve de l’un d’entre eux.

Lorsque quelques chiens se révélèrent trop peureux pour se glisser sous le droïde ou parce que des rafales tirées en l’air les tétanisaient, Kevin se chargea d’exécuter lui-même l’ordre du Commandant : « Pas de lâche chez moi, même si c’est un clebs ! ». Il partait avec l’animal en laisse, rendu confiant par un bout de viande. Un coup de feu claquait. Kevin revenait après de très longues minutes et s’isolait.

Pendant ce temps, les artificiers n’avaient pas chômé. Les gilets d’explosifs étaient prêts. La dernière semaine fut consacrée à vérifier que les chiens supportaient leur harnais et que cela ne changeait pas leur comportement. Passé les premiers jours, les animaux s’y étaient vite accoutumés. Ils devenaient agités dès qu’ils voyaient les sinistres fardeaux, encore inactifs, et la salive leur montait à la gueule. C’était devenu un divertissement pour de nombreux rebelles, de venir voir les chiens courir derrière le Scorpion. Son pilote le déplaçait maintenant de façon imprévisible, comme les vrais droïdes, sa « queue » dressée mais désarmée. Les bêtes se glissaient dessous avec adresse, et ressortaient avec leur butin, déclenchant des applaudissements. Il était évident que les trente kamikazes involontaires rempliraient leur mission. Certains spectateurs avaient commencé à distribuer des noms aux animaux les plus habiles. Le chien beige fut le premier baptisé : « Théon ». Sans oser se l’avouer, les insurgés venaient aussi assister à ces séances pour exorciser la peur qu’ils avaient des robots. Voir ce Scorpion incapable d’empêcher les chiens de se glisser dessous, faisait renaître l’espoir.

Au cours d’un des derniers après-midis, alors que le pilote du droïde s’accordait une pause pour refaire le plein de son engin, Kevin pénétra dans le parking et s’assit sur une caisse qui traînait contre le grillage. Les yeux perdus au loin, il observait, sans vraiment les voir, plusieurs bêtes avec leur gilet inerte. Celles-ci profitaient de leur relative liberté pour jouer entre elles au centre du parking, en attendant que de la nourriture soit remise sous le droïde. Tout à coup, Kevin sentit un poids sur sa cuisse. Baissant les yeux, il vit que Théon venait de poser sa tête et le regardait en toute confiance. La boule de remords enfla pendant qu’il regardait l’animal équipé de sa funeste charge, sa queue amputée battant l’air. Lentement, malgré lui, sa main se dirigea vers la tête du chien. Lorsqu’elle le toucha, l’animal ferma les yeux. L’homme caressa avec tendresse la bête derrière les oreilles, là où il savait que cela procurait le plus de plaisir. Pendant plusieurs minutes, Kevin fut ramené des années en arrière, au temps où il était heureux sans le savoir.

Le redémarrage du droïde dans un épais nuage bleu-gris rompit la magie de l’instant. La main de Kevin se souleva mais le museau restait posé sur son pantalon de treillis. Il poussa doucement le chien qui, après un dernier regard à l’homme assis, repartit au trot vers ses semblables. Kevin tourna son visage vers le haut. Le toit en tôles du parking protégeait ses yeux du soleil mais, malgré cela, l’humidité les rendait brillants.

Les deux derniers jours, les animaux furent maintenus dans leurs cages, sans être nourris mais avec de l’eau à satiété.

***

Le matin de l’assaut, le Scorpion capturé fut mis en route et se promena pendant de longues minutes devant les cages. À l’intérieur, les bêtes s’agitaient, attendant de pouvoir sortir et d’aller chercher leur repas sous le monstre de métal. Puis le robot fut ramené dans son garage, à l’arrière. Un à un, les chiens furent sortis de leur chenil et équipés, avec précaution, de leur gilet d’explosifs, maintenant actif. Chaque animal était tenu en laisse par une jeune recrue. Les bêtes devaient être acheminées par un dédale de ruelles jonchées de décombres, de tunnels et de caves, pour déboucher dans un parking souterrain. Cet abri possédait une rampe qui débouchait sur la ligne de front ; l’endroit idéal pour y faire attendre les chiens. Lorsque l’ordre en serait donné, chaque jeune insurgé arracherait la goupille activant le déclencheur et lâcherait son animal.

Quand la trentaine de binômes homme-chien arriva sur place, les tirs résonnaient déjà. Haut dans le ciel, un drone d’observation gouvernemental transmettait ses images et les premiers obus tombaient çà et là. Dans une rue toute proche, les rebelles attendaient, entassés dans leurs transports de troupes, rassemblement hétéroclite de véhicules blindés à roues et à chenilles. Les combattants insurgés se savaient en sécurité… jusqu’au moment où les engins les auraient transportés au plus près des bunkers. Il faudrait alors débarquer et se lancer à l’assaut. En attendant ce moment, ils patientaient, bien à l’abri dans les véhicules. Les moteurs tournaient déjà, formant un nuage bleu-gris.

Lorsque les éclaireurs rebelles entendirent le bruit d’insecte des Scorpions, ils se replièrent et donnèrent l’alerte. Les chiens montraient déjà des signes d’impatience. Kevin, se trouvait en haut de la rampe, les mâchoires verrouillées. Quand il entendit l’ordre à la radio, il le répéta d’une voix blanche aux trente hommes : « Lâchez les chiens ! »

Une fois les goupilles ôtées, les bêtes furent libérées. Le ventre de Kevin se remplit de glace comme il voyait les animaux, insouciants, partir en courant vers le front. Le grand chien beige, lui, parcourut une dizaine de mètres et s’arrêta. Il se tourna vers Kevin, comme s’il attendait son encouragement. Ce dernier tapa dans ses mains et cria « Allez Théon ! »

Le retardataire émit un jappement de joie, fit un petit bond et reprit sa course vers l’avant. Le rebelle sentit son estomac se révulser, mais il se força à regarder la meute. Il avança de plusieurs pas pour que les autres insurgés ne voient pas ses yeux.

Soudain, les animaux ralentirent et levèrent la truffe. Kevin fronça les sourcils : les bêtes semblaient hésitantes, perdues, malgré le lointain vrombissement des droïdes. Et lorsque la meute obliqua et se précipita vers les transports de troupes, son visage devint blême. Kevin ne mit que quelques secondes à comprendre l’erreur mortelle qu’il avait commise : le sens sur lequel les chiens se reposaient c’était leur odorat. Et pendant l’entraînement, ils avaient été conditionnés à se précipiter sous un véhicule qui sentait le carburant de fortune, le carburant de la rébellion. Que ce véhicule ait telle où telle forme, qu’il émette tel ou tel bruit, importait moins aux chiens que son odeur.

Se jetant sur sa radio, Kevin hurla :

– Sortez des véhicules ! Sortez immédiatement ou vous allez mourir !

Mais c’était trop tard. Les premiers gilets explosaient déjà.

*********

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Et si ce sont les chiens qui vous intéressent, pourquoi ne pas lire la nouvelle Medor caché, Trésor Public ? Et si vous souhaitez voir comment l’on peut mêler science-fiction et fantasy, venez lire « L’échantillon« .

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